L’attelage est l’une des plus anciennes disciplines sportives. Chaque équipage est composé d’un meneur, accompagné de plusieurs équipiers qui ont notamment pour rôle d’équilibrer la voiture.
Quatre chevaux sont attelés à la voiture, les deux chevaux avant sont appelés les “volées” et les deux chevaux qui sont au plus proche de la voiture sont appelés “timoniers”. Comme en concours complet, les équipages effectuent trois épreuves, un premier test de dressage, un marathon en pleine nature, et un dernier test de maniabilité.
Du 20 au 23 août
AUX CHAMPIONNATS DU MONDE
Des attelages à quatre chevaux s’affrontent lors de trois tests courus sur plusieurs jours : Le dressage : un enchaînement de figures imposées notées par des juges. Le marathon : un parcours de régularité pouvant aller jusqu’à 9 km, ponctué de huit zones appelées « obstacles » à franchir le plus rapidement possible (enchaînements techniques spectaculaires en terrain varié, gués, dévers). Sensation fortes garanties ! La maniabilité : un circuit court en temps limité avec le franchissement de « portes » (cônes surmontés de balles). L’habileté du meneur, la bonne condition physique, la franchise et la souplesse des chevaux sont les clés de la réussite.
LE CLASSEMENT EN ATTELAGE
En dressage, des juges attribuent une note de 0 (non exécuté) à 10 (excellent) à chaque figure. La note globale est ensuite convertie en points de pénalités. Lors du marathon, le dépassement du temps accordé lors du parcours et les temps de passage à chaque obstacle sont additionnés, puis multipliés par 0,25 pour obtenir le score. Sur le test de maniabilité, le dépassement du temps et toute balle renversée entraînent des pénalités. Des points de pénalités supplémentaires peuvent être attribués pour la non-exécution d’une figure, un équipier qui met pied à terre. Les scores des trois tests sont additionnés, le vainqueur du concours est celui qui a le score le plus bas. Le classement par équipe est déterminé par le cumul des scores des deux meilleurs attelages de chaque équipe en dressage, en marathon et en maniabilité. Cela revient à avoir un “joker” sur chacun des trois tests et permet aussi éventuellement à des nations de figurer au classement par équipe avec uniquement deux attelages participant.
Le mot de Félix-Marie Brasseur, entraîneur national
" Le premier objectif sera d’amener une équipe complète, jusqu’à six attelages, car jusqu’à maintenant nous n’avions que trois attelages à quatre chevaux. J’ai beaucoup d’espoir que les meneurs français soient performants, il y a un bon esprit d’équipe. Nous progressons et la concurrence internationale évolue fortement également : les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique sont devant, tandis que la Suisse, la Hongrie ou encore l’Australie sont des concurrents sérieux. Nous avons de quoi travailler, il ne faudra pas arriver les mains dans les poches."