Les 12 et 13 juin 2026, l’Écurie de la Gosnières du Lion d'Angers a vibré au rythme des sabots et de la transmission. Quatorze enseignants d'équitation, se sont qualifiés parmi 166 candidats venus de toute la France et se sont affrontés lors de la finale nationale du concours « Un des Meilleurs Apprentis de France ». Au terme de deux journées d'épreuves exigeantes, trois d'entre eux ont décroché la médaille d'or nationale : Enola Smodis, Inès Linck et Camille Plesse.
Un concours qui ne cesse de grandir
Depuis son entrée au concours Un des Meilleurs Apprentis de France (MAF) il y a cinq ans, le métier d'enseignant d'équitation connaît un succès grandissant. Véritable vitrine des métiers du cheval et tremplin professionnel pour les jeunes enseignants, cette spécialité a vu son organisation confiée à la Fédération Française d'Équitation (FFE) par la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France (SnMOF) en 2024. Un choix qui accompagne une dynamique remarquable : de 37 candidats lors de la première édition en 2022, le concours est passé à 163 inscrits en 2025 puis 166 en 2026, soit une participation multipliée par 4,5 en quatre ans. Une progression qui témoigne à la fois de l'attractivité du métier et de l'envie des jeunes professionnels de se dépasser en valorisant leur savoir-faire et leur excellence.
Cette année, 10 étapes régionales ont été organisées sur l'ensemble du territoire contre 8 l’année précédente. Deux nouvelles opportunités de qualification ont vu le jour avec notamment l'ouverture d'une étape en Grand Est et d'une deuxième en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Afin de garantir une évaluation harmonisée sur l'ensemble du territoire, Nicolas Sanson, référent métier pour le concours “enseignant d’équitation” auprès de la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France, a accompagné chacune de ces sélections.
14 finalistes prêts à relever le défi
À l'issue des qualifications régionales, 14 médaillés d'or ont décroché leur place en finale nationale — un chiffre en hausse par rapport aux éditions précédentes.
Durant deux journées, les candidats ont été évalués sur l'ensemble des compétences qui font la richesse du métier d'enseignant d'équitation :
Lors de la première journée, les candidats ont été départagés à travers une épreuve d'équitation, une épreuve de pédagogie fondée sur l'analyse et la mise en situation avec un candidat-collègue, ainsi qu'un grand oral. À l'issue de cette première étape, sept candidats ont obtenu leur qualification pour la dernière épreuve de la finale.
Le lendemain, ces sept finalistes ont participé à une ultime épreuve de pédagogie en conditions réelles. Pendant une heure, ils ont pris la place de l'enseignant habituel du centre équestre pour animer une séance auprès d'un groupe de cavaliers.
Pour cette édition 2026, le sujet du grand oral invitait les candidats à se projeter dans l'avenir de leur profession : « Si vous deviez réinventer l'enseignement de l'équitation, que changeriez-vous ? »
Trois médailles d'or nationales et un podium 100% féminin
À l'issue des quatre épreuves, trois candidates ont obtenu une moyenne supérieure à 18/20 et décroché la plus haute distinction du concours :
Cette édition a également été marquée par une belle nouveauté. Deux anciens médaillés d'or nationaux du MAF 2024, Mathéo Coiquaud (Lycée La Salle Saint Antoine – 17) et Lucie Madelaine (Village Equestre de Conches – 27), ont intégré le jury aux côtés de Christian Budelacci et Frédérique Jourde. Leur présence a apporté un regard complémentaire particulièrement apprécié des candidats, illustrant parfaitement la vocation du concours : transmettre l'expérience, inspirer les nouvelles générations et faire vivre une véritable communauté professionnelle.
Un concours fédérateur, porté par l'esprit de transmission
La finale a également bénéficié d'une organisation particulièrement soignée, portée notamment par l'engagement d'Anne-Laure Isali et de Géraldine Mortureux. Leur mobilisation a permis d'offrir aux candidats des conditions d'accueil favorisant à la fois la sérénité des échanges et l'expression de leur potentiel tout au long des épreuves.
Au-delà de la compétition, cette finale nationale a une nouvelle fois illustré l'esprit qui anime le concours MAF. L'annonce des résultats des concours des métiers du cheval s'est déroulée sur l'hippodrome du Lion d'Angers, réunissant palefreniers-soigneurs, lad-drivers/lad-jockeys, cavaliers d'entraînement et enseignants d'équitation dans un moment de convivialité partagé. L'engagement des candidats a également marqué les esprits : les finalistes non retenus pour la seconde journée ont choisi de rester jusqu'au terme de la compétition pour encourager leurs camarades et assister à la remise des récompenses.
Cette réussite repose plus largement sur l'engagement collectif des membres du comité exécutif du concours – l'Association de Formation et d'Action Sociale des Ecuries de Courses (AFASEC), les Maisons Familiales Rurales (MFR), l'Association des Entraîneurs de Galop (AEDG), la Fédération Française d'Équitation (FFE), le Syndicat des Entraîneurs, drivers et Jockeys de Trot (SEDJ) et le Groupement Hippique National (GHN) – qui œuvrent tout au long de l'année au développement et à la valorisation des métiers du cheval. Elle s'appuie également sur le soutien de l’opérateur de compétences (OPCO) pour la coopération agricole, l’agriculture, la pêche, l’industrie agro-alimentaire et les territoires (OCAPIAT), du Fonds Éperon et du Conseil des Équidés des Pays de la Loire, dont l'accompagnement a contribué à la concrétisation de cette édition.
Cette dimension collective, fondée sur le partage des savoir-faire, l'entraide et la transmission entre pairs, fait toute la singularité du concours. Héritées de l'esprit des Meilleurs Ouvriers de France, ces valeurs trouvent un écho particulier au sein de la Fédération Française d'Équitation qui adhère pleinement et qui contribuent à faire du MAF Enseignant d'équitation un rendez-vous incontournable pour les jeunes professionnels de la filière.